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  IFC : le CAMES n’a pas vocation de reconnaître une école

vendredi 27 janvier 2012

Le développement d’un pays passe par l’instruction de sa population, a t-on coutume de dire sous nos cieux. Cette question semble bien comprise par le gouvernement burkinabé qui déploie des moyens importants pour le développement de l’éducation depuis la base. Chaque année, le budget consacré à l’enseignement est vu à la hausse. Cependant si tout semble aller pour le primaire, cela n’est pas le cas pour le secondaire, encore moins le supérieur. Justement, en parlant de cette dernière catégorie, les choses vont de mal en pis rien qu’à constater ce qui se passe dans les universités publiques. Dans une telle situation, la vulgarisation des universités privées et écoles supérieures se présente comme une alternative pour réduire le nombre pléthorique des étudiants dans les universités publiques à l’image du secondaire. Dans tous les cas, la machine a démarré et les écoles supérieures poussent dans la cité de Ouagadougou comme des champignons. Nous avons rencontré un promoteur dans ce domaine et lui c’est M. Dominique OUEDRAOGO, directeur de l’Institut de Formation Colbert (IFC) pour en savoir davantage sur cet institut.

Suivez plutôt ses propos

Présentez nous M. le directeur l’Institut de Formation Colbert l’IFC

L’institut de Formation Colbert est une école de formation ouverte aux étudiants ayant obtenu le BAC et qui se lancent dans une option qu’ils auront choisi jusqu’au master. Il y a aussi le volet parallèle qui concerne l’enseignement secondaire technique et professionnel. Là, nous accueillons des élèves qui après le BEPC se lancent dans la formation technique et professionnel pour les classes de Seconde AB3, la Tle G1 et G2, le bureautique, l’informatique avec le BEP et le BAC H. Nous avons l’autorisation du secondaire en 2009, quant au supérieur, c’était depuis 2006.

En parlant du supérieur, vous avez parlé d’option, quelles sont les options que vous dispensez ?

Nous avons une multitude d’options pour préparer nos étudiants aux plus hautes fonctions de l’entreprise. Aujourd’hui les entreprises ont besoin de personnes compétentes pour relever le défi. Il est plus que nécessaire dans ce contexte de proposer des filières professionnalisantes, des options qui permettent de se fixer dans l’avenir. Quelques options qu’on peut citer, on a transpo et logistique qui est la filière phare de l’IFC. Etant un professionnel de la filière, nous avons à travers les partenariats que nous avons tissé mettre cette filière en exergue pour permettre aux entreprises de se tailler un personnel compétent dans ce domaine. Nous avons aussi les autres options classiques telles que la finance comptabilité, la gestion commerciale, le marketing management et le commerce international pour la première et la deuxième année. A partir de la licence nous avons la Gestion de Ressources Humaines, la fiscalité, les sciences et techniques comptables et financières. Pour le master, on a les sciences politiques et relations internationales, audit contrôle et gestion, management, gestion de ressources humaines...

Est-ce que les diplômes que vous délivrez sont reconnus par le CAMES ?

La question nous est revenue plusieurs fois surtout au niveau des étudiants qui demandent si nos diplômes sont reconnus par le CAMES lorsqu’ils y viennent pour s’inscrire. Je leur ai toujours expliqué que nous sommes dans la dynamique de cette validation de nos diplômes et j’ai toujours dit aux étudiants que le CAMES n’a pas vocation de reconnaître une école, il a plutôt vocation de valider les diplômes des écoles mais certains établissements ont saisi l’occasion pour en faire l’apologie et semer le trouble dans la tête des étudiants qui dès qu’ils arrivent demandent si votre école est reconnue par le CAMES. Le CAMES est un label et nous le recherchons tous. J’aime dire qu’il arrivera un moment où toutes les écoles auront leurs diplômes reconnus par le CAMES. Alors qu’en sera-t-il ? Il vaut mieux donc de parler de programme et les questions qu’on doit nous poser devraient être, est ce que votre programme est bien exécuté ? Est-ce que vous arrivez à orienter les étudiants à la fin de leurs formations, etc.
Il y en a qui ont eu des diplômes reconnus par le CAMES et qui dorment aujourd’hui…il faut que ces établissements se réveillent parce que ce n’est qu’un label, ce n’est pas moins important et c’est même très important qu’on ait un label, que ce soit le CAMES ou des universités extérieures comme nous en avons aussi. Il y a lieu de faire en sorte que les programmes soient correctement exécutés et les étudiants en s’inscrivant doivent plutôt aller dans ce sens. Chercher à savoir si les programmes répondent aux normes internationales et c’est la raison de s’inscrire dans notre établissement. Nous répondons aujourd’hui à cette question cruciale de programme.

A coté de ces formations, vous organisez des sessions de formation dont l’un des thèmes récurrents est achat et acheminement.
Quels sont les atouts voire les avantages pour quelqu’un qui suit ces formations ?

La formation continue est l’autre grand aspect de ce que nous proposons au public. Nous avons lancé la formation continue depuis l’existence de l’institut et nous avons beaucoup d’entreprises qui adhèrent à ces formations. Le souci est de permettre aux entreprises de renforcer les capacités en leur sein et pour leur faire optimiser à tous les niveaux.
Effectivement nous avons ces derniers mois repris plus d’une fois les formations sur les achats et l’acheminement de bout en bout. Nous avons constaté que dans plusieurs entreprises des problèmes liés aux achats, au mécanisme de transport, au transit, aux procédures douanières tant à l’importation qu’à l’exportation, les formalités portières se posent. Nous avons vu que les entreprises rencontraient beaucoup de difficultés et il y avait quelque peu un tâtonnement à certains endroits, ce qui crevait la trésorerie de certaines entreprises. On importe une marchandise sans savoir combien cela va nous couter, c’est même difficile pour les entreprises de budgétiser avant l’achat d’une marchandise quelconque. Nous avons vu que c’est partagé par tout le monde et il y avait lieu de donner des outils nécessaires aux entreprises pour pouvoir suivre la procédure depuis la commande jusqu’à l’importation de la marchandise.
Les atouts sont nombreux. D’abord c’est individuel, ça vous permet de vous préparer à la connaissance de tous les mécanismes qui sont inscrits dans tous les programmes. Il est intéressant pour toute l’entreprise en ce sens qu’il permet de minimiser certains couts qui relèvent de ce que nous qualifions de frais occultes. Cette formation a permit aux entreprises de suivre de près le fournisseur et les différentes prestations et d’éviter les faux frais.

Justement, en parlant d’achat et acheminement, nous avons constaté un report à deux reprises de la dernière formation. Cela est lié à quoi ?

Effectivement nous avons reporté plusieurs fois cette formation que nous avons deux fois avant la fin de l’année. En réalité chaque thème de formation se pose une fois l’année mais nous assistons à un engouement des entreprises et nous n’avons pas assez de places au sein de notre entreprise pour la formation lors de la dernière session. Il y’avait 60 inscrits et nous avons pris une partie. Nous avons relancé la deuxième partie mais il se trouve que nous avons d’autres sollicitations de la part de nombre d’entreprises qui nous demandent d’attendre qu’elles clôturent leur budget pour l’année 2011.En réalité nous voulons attendre ce beau monde et trouver un cadre idéal pour la formation .c’est ce qui justifie les reports.

Est-ce que l’IFC travaille avec des partenaires aussi bien à l’interne qu’à l’externe. Nous avons en plus du drapeau burkinabè ; un drapeau étranger ?

C’est comme je le disais quand on parlait du CAMES, c’est un label. Tous les établissements peuvent rechercher le label du CAMES que d’autres labels aussi intéressants. Nous avons des partenariats avec certains établissements notamment l’université AFI de Dakar, l’Ecole des Hautes Etudes Commerciale d’Abidjan EDHEC/Abidjan, l’INTEC de Paris qui est une grande école et qui a noué un partenariat avec nous dans le cadre de la mise en œuvre d’une formation en expertise comptable, chose qui n’existait pas au Burkina Faso. Il fallait aller à l’extérieur lorsque vous engagez des études et que vous voulez aboutir à l’expertise comptable. Désormais il sera possible grâce au partenariat d’effectuer cette spécialisation sur place au Burkina. L’Institut de Formation Colbert est aussi représenté à Libreville au Gabon et de concert avec nos partenaires nous offrons douze (12) bourses de 1.000.000F CFA chacune aux étudiants par an.
Pour revenir au drapeau dont, ce n’est qu’un symbole, on aurait pu avoir plusieurs drapeaux. Nous avons choisi de représenter le drapeau de la Cote d’Ivoire là, il s’agit de deux peuples qui ont imbriqué leurs cultures et leurs traditions. Les enseignements aussi doivent être imbriqués. Nous avons pensé qu’il est opportun que le drapeau ivoirien soit là non pas seulement pour le partenariat même si c’est ce qui justifie sa présence mais aussi la preuve que nous voulons ces deux peuples unis sur plusieurs plans dont l’enseignement.

Un dernier mot à l’endroit des élèves, étudiants et parents d’élèves ?

D’abord, j’invite les élèves à s’inscrire à l’Institut de Formation Colbert parce que nous avons un ensemble de programme assez rigoureux pour eux et lorsque vous vous inscrivez à l’IFC, vous avez des suivis par les professeurs, de toute l’administration et les parents n’ont pas à s’inquiéter de la qualité de l’enseignement. En témoigne les résultats lors des examens passés, avec plus de 80% au BEPC et plus de 72% au BAC. Toujours au niveau des élèves nous avons initié une option de permis de conduire et suivre le cours du code de la route directement à l’école. Ce partenariat est lié avec une grande auto école de la place afin de réduire les accidents de la circulation dû à l’ignorance du code de la route.
Nous demandons aux parents de continuer à nous faire confiance.
A l’endroit des étudiants je leur dirai que les programmes de l’IFC sont rigoureux, élaborés avec les différents partenaires dans la sous région et en Europe. Le leurs invite à avoir confiance à tout ce que nous faisons et à adhérer massivement à nos programmes. Nous avons constaté que les étudiants aiment s’inscrire en transpo et logistique, nous rappelons qu’il n’y a pas que cette formation. Nous avons aussi d’autres filières et nous leurs demandons d’être présents, nous leurs offrirons un meilleur enseignement. Pour ceux qui veulent s’inscrire en master, il n’est pas encore tard pour eux, les inscriptions continuent et les cours débuteront en mi-février. Nous sommes à Ouaga 2000 et nous sommes joignable sur le 50 45 61 73.

Interview réalisée par

Delphine TIENDREBEOGO

Publié par TIENDREBEOGO Delphine


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